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  • : Bienvenue dans ma caverne onirique, mon antre magique. Puissiez-vous ne pas vous égarer dans les méandres de mes pensées ... Ce blog me permettra d'étaler mes travaux d'une manière simple et concise, ici pas d'étalage de vie privé (ou un tout petit peu ^^) La BD est scénarisée et story-boardée par moi-même et dessinée par Grumf. Les oeuvres (BD, poèmes, récits ...) de ce blog sont donc ma propriété exclusive et toute diffusion sans mon accord sera illégale.
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Jeudi 10 janvier 2008



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Grignoter, chipoter et gratter,

C’est bien pour cela qu’il avait été crée.

Grignotant encore et toujours,

Le petit écu grignotait avec amour.

 

Sa petite maison devenant chaque jour un peu plus étroite,

L’écu se mis à la grignoter d’une manière bien maladroite.

Avec acharnement et engouement sans précédents,

 Petit écu abattait chaque parcelle de sa coquille grâce à ses dents.

 

D’un coup d’un seul il en sortit sa mignonne tête,

Ses pattes et sa queue sortant de manière guillerette.

Petit écu s’était fait une armure de sa coquille,

Désormais elle serait à jamais sa Bastille.

 

Tout fier de sa nouvelle trouvaille,

Petit écu voulait découvrir le monde où qu’il aille.

Son armure était en devoir de le protéger,

Car petit écu était un peu désemparé.

 

Premier obstacle se mit devant petit écu,

Un humain qui un jour faillit lui marcher dessus.

Rentrant tous ses membres, sa queue et sa tête,

Petit écu ne désirais pas jouer les troubles fêtes.

 

Deuxième obstacle vint embêter petit écu,

Car un matou voulait lui mettre le grappin dessus.

Heureusement celui-ci se lova dans sa coquille,

Et à l’intérieur se fit une camomille.

 

Troisième obstacle pour petit écu,

Un oiseau qui fit sa vidange sur son dessus.

Heureusement il s’était déjà mis dans sa coquille,

Avec elle pas besoin qu’il ne se démaquille.

 

Désormais petit écu était dégoûté,

Le monde n’était pas tel qu’il l’avait espéré.

Roulant, tournant, glissant,

Petit écu partit chercher un endroit apaisant.

 

Mais partout où il allait,

Rien alors ne le satisfaisait.

Sa coquille était le meilleur endroit qu’il pu choisir,

Lui apportant du réconfort il préférait s’y blottir.

 

Ne sortant qu’à peine ses petits yeux,

Petit écu découvrait un monde bien malheureux.

Lui qui était si mignon et si trognon,

Ne comprenait pas pourquoi les humains étaient aussi cons.

 

Boudant car la situation ne le faisait pas rire,

Petit écu hiberna avec un profond soupir.



Illustration : Kiu





   PS : Ceci est un texte que m'a demandé d'écrire une amie qui comptait mettre en scène un film d'animation parlant d'un petit être qui découvrait le monde tout en restant dans sa bulle. Voici une des premières images ainsi que le texte qui est à l'origine de ce petit écureuil. J'ai eu toute la latitude nécessaire et aucune contrainte, c'est pour cela que le protagoniste principale est un écureuil, pour rendre hommage au mien, le petit Loki qui partage ma vie depuis 3 mois maintenant.
Par Fogia - Publié dans : Poèmes
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Lundi 24 décembre 2007
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Il parcourt à l’aveugle la nuit,

Pensant qu’une personne alors lui sourit.

Eclairant l’obscurité persistante,

L’illusion paraissait pourtant permanente.

 

S’évaporant alors qu’il s’approcha d’elle,

L’obscurité l’enveloppa de nouveau de ses ailes.

Redevenant apeuré et confus,

Il repartit du mieux qu’il pu.

 

Tâtonnant et trébuchant vainement,

Le malheureux repris la route mollement.

Mais quel chemin parcourir,

Lorsque l’on avance par simples soupirs …

 

Sa hargne et sa combativité à jamais perdues,

Le pauvre voyageur erre toujours vers l’inconnue.

 

Illustration : Kirsi Salonen
Par Fogia - Publié dans : Poèmes
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Mardi 4 décembre 2007
Refuge---Kirsi-Salonen.jpg



Loin des yeux, loin du cœur,

O combien ce poème est révélateur.

Comment espérer rester digne,

Face à ce jeu du destin qui égratigne.

 

Nonobstant la douleur de cette absence,

Le cœur retombe dans son éternelle errance.

Sa force vitale devient absente,

Son énergie anciennement mirobolante.

 

Il offre des lors des difficultés à s’activer,

Le destin le tourmentant alors par cruauté.

Car l’âme pour laquelle il était dédié,

Pour le moment s’est absentée.

 

Battre était son unique raison,

Comment récidiver après cet abandon.

 Encore une tristesse à supporter,

Jusqu’à quand va-t-il céder ?



Illustration : Kirsi Salonen
Par Fogia - Publié dans : Poèmes
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Mardi 27 novembre 2007
Joie---Kirsi-Salonen.jpg




Le stress est parti, il n’est plus présent,

La gaieté est revenue, et avec elle notre joie d’antan.

Les larmes ont cédées le pas sur le rire,

Ravivant en nos cœurs de doux souvenirs.

 

L’enfant qui est en nous revit pour quelques instants,

A lui de se montrer pour vivre ces merveilleux moments.

Oubliant le doute il se laisse alors guider,

Non plus par la peur, mais par la seule simplicité.

 

Qu’est-ce que cette sensation,

Qui nous fait alors perdre la raison ?

Esquissant un sourire pour n’importe quoi,

Nous voici pris du sentiment que l’on nomme joie.

 

Sentiment libre s’il en est,

Nous l’utilisons plus qu’il n’en faudrait.

Après tout cette émotion nous revient de droit,

Nous qui ne somme plus très en émois.

 

L’utilisant pour agrémenter aisément notre vie,

En lieu et place d’existence nous parlons surtout de survie.

Car sans elle nous ne ferions plus grand-chose,

Abandonnant ce que nous sommes ainsi que nos causes.

 

Rattrapés trop souvent par nos peurs et nos craintes,

La joie nous permet de les rendre alors succinctes.

Malgré cela elle survient aussi vite qu’elle ne repart,

Lorsque nous en prenons conscience il est déjà trop tard …


Illustration : Kirsi Salonen

Par Fogia - Publié dans : Poèmes
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Samedi 17 novembre 2007
Col--re---James-Wolf-Strehle.jpg



Tapie dans le plus profond de nos êtres,

Elle patiente longuement avant de se repaître.

Nous instillant ses germes subrepticement,

Elle éclate en nous lorsque pour elle il est temps.

 

Se répandant en notre corps tel un élixir apaisant,

Elle nous cache alors son air de faux semblant.

Cette sensation grisante peut nous transporter,

Mais d’elle il faut prudemment nous méfier.

 

Car cependant sous ses airs de bienfaitrice,

Elle n’en reste pas moins destructrice.

Nous faisant croire qu’elle est de notre côté,

Elle n’en reste pas moins égoïste, il ne faut l’oublier.

 

Mais force est toutefois d’avouer,

Que parfois elle peut nous assister.

Néanmoins il nous faut savoir la juguler,

Car privée de sa bride elle peut être sans pitié.

 

Ne pensant qu’à franchir de nouvelles barrières,

Elle avance tout droit, ne surveillant ses arrières.

Se déversant et détruisant tout sur son passage,

A elle je rends en ces mots un hommage.

 

Puisque d’aucuns ici bas pourraient la critiquer,

Mais il est de mon devoir de ne point trop l’enfoncer.

Car durant ces moments intimes où elle est présente,

Nous accompagnant ainsi telle une amante.

 

L’impression de pouvoir enfle en nous,

Nous en devenons alors des Dieux fous.

Capable d’accomplir n’importe quel exploit,

Notre alliée partie nous en restons alors pantois …



Illustration : James Wolf Strehle
Par Fogia - Publié dans : Poèmes
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Dimanche 4 novembre 2007
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Beauté d’apparat du au premier regard,

Finalement tu n’en demeures pas moins noire.

Ta splendeur se révèle être illusion,

Tu portes le nom bien connu de déception.

 

Ce chavirement des sens flatteur,

Témoignait pour toi d’une réelle splendeur.

Mais en y regardant bien au fond,

Ta beauté se révèle être un doux poison.

 

Tu en as déjà attiré plus un dans tes rets,

Le trompant perfidement tel un laquais.

Celui-ci présumant qu’il avait le moindre espoir,

Tu le plonges violemment dans un épais brouillard.

 

Ne sachant plus comment réagir,

Ta proie se débat et chercher à s’en sortir.

Malheureusement elle ne peut rien faire pour y arriver,

Sinon tu ne porterais pas le nom dont on t’a affublé.

 

Laissant derrière toi un goût amer,

Notre futur en devient plus austère.

Changeant à jamais nos vies par ton apparition,

Tu décampes derechef dans une nouvelle mission.

 

Tu repartiras donc subrepticement à l’affût,

Car jamais  tu ne seras vraiment repue.

Délogeant les hommes tel des gibiers,

Tu auras toujours le loisir de t’en délecter …


Illustration : Kirsi Salonen
Par Fogia - Publié dans : Poèmes
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Dimanche 30 septembre 2007
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Le passé nous tient,

Il nous lie arbitrairement.

Il prive son hôte de ses biens,

Lui infligeant d’injustes châtiments.

 

Tourmentés par les erreurs passées,

Nous n’avançons pas, nous y sommes empêtrés.

Les lianes de l’amertume nous enserrent,

Et de notre peau à nue, s’arrachent nos chairs

 

Ce mal nous est invisible,

Il s’insinue en nous tel un poison.

Vicieusement il nous prend pour cible,

Nous enlevant tout horizon.

 

Puis apparaissent certains éléments,

Nous ôtant notre chagrin.

Tous sont prenants et vivants,

Retraçant petit à petit notre chemin.

 

Cette destinée qui nous est alors tracée,

Nous apparaît tel un délice, une vraie nouveauté.

Ce merveilleux artifice de la vie nous est prodigué,

Chassant le doute, il saborde notre passé.

 

Brouillant petit à petit notre histoire,

Cette nouvelle chose n’a plus rien d’illusoire.

Nous accompagnant vaillamment chaque soir,

Elle porte le nom bienveillant d’espoir.


Illustration :
Marta Dahlig


Par Fogia - Publié dans : Poèmes
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Lundi 27 août 2007

Vie

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Tourments de passion, amas de haine,

La vie ne tient qu’à un fil, pourtant elle parait si saine.

L’on ne se douterait pas qu’elle nous emmène si haut,

D’autant plus que nous en redescendrons fort bientôt.

 

Pourquoi s’échiner à tout bousculer,

Pourquoi se tuer à tout faire fonctionner ?

A cause des miracles qu’elle peut nous prodiguer,

Cette vie futile, cette vie que certains peuvent nous envier.

 

Mais n’existe-t-elle pas cette fameuse idylle,

Celle dont tout le monde entend parler ?

Non pas une banale reliée par un simple fil,

Nous parlons bien de cette idylle, de celle qui est soudée.

 

Cette vie, c’est à nous d’en tracer le chemin,

A nous de ne rien accomplir en vain.

Car chacun peut se sortir de son pétrin,

Mais pour cela il devra ouvrir son écrin.

 

D’aucuns pourraient nous rétorquer que rien n’est assemblé,

Que tout est destiné un jour à finir oublié.

Toutefois à ceux-là nous riposterons de plein front,

Clamant l’amour et non la haine ! Mais plutôt la passion …

 

Néanmoins encore une fois cette vie nous joue des tours,

Car en place et lieu d’écrin nous parlons bien d’amour.

Cette fusion charnelle qui change nos âmes pour toujours,

Ce fameux amalgame qui de nos cœurs fait le pourtour.

 
Illustration : Boris Vallejo

 

 


Par Fogia - Publié dans : Poèmes
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Lundi 20 août 2007

Suicide-copie-1.jpg



Je ravale mes larmes,

Mes peines s’effacent.

Mais cette fois au plus profond de mon âme,

Les tourments d’amour laissent encore une trace.

 

Celle-ci aura du mal à s’effacer,

Car sa marque est indélébile,

A jamais elle va perdurer,

Elle ne m’en rendra que plus fragile.

 

Je pleure, je me sens déchoir,

Je me sens si inutile, si nul.

En ce monde, je n’ai pas accomplit mon devoir,

Je pense bientôt prendre du recul.

 

J’espère tous vous voir d’en haut,

Que vous souriez de ces moments passés.

Car pour moi ce sera désormais un cachot,

Un cachot dans lequel je ne cesserais jamais de vous contempler.

 

Mon acte aura été égoïste au plus haut point,

Mais personne ne peut me comprendre …

Tous mes efforts ont été là en vain,

Il ne me manque plus que la corde pour me pendre.

 

Ne vous tracassez pas pour moi,

Vivez votre vie comme il vous plaira.

La seule chose que je vous demande en cet instant pantois,

C’est de vous rappeler un tant soit peu de moi.



Illustration : Henry Wallis

Par Fogia - Publié dans : Poèmes
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Dimanche 1 juillet 2007
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Soudain, la nymphe se tourna vers lui et sortit de l’étang. Son corps ruisselait de perles d’eau sur lesquelles venaient jouer les rayons du soleil matinal. Une bouffée de chaleur envahi les reins du jeune homme : jamais il ne se lasserait de la regarder. Aucune femme ne pouvait rivaliser de beauté avec elle. Mais cette attirance ne s’arrêtait pas là. Pour lui, elle représentait l’absolu, un autre lui-même, qui le comprenait jusque dans ses souvenirs les plus profonds. Avec elle, il ne se sentait jamais seul. D’elle il aimait tout, ses moindres gestes, l’extraordinaire complicité qui les unissait ou bien lorsqu’ils s’aimaient sous la lumière émeraude de la forêt. Elle était son double, son reflet, son refuge.


Elle le rejoignit et s’assit à ses côtés, passa un bras autour de ses épaules et se serra contre lui. Instantanément, leurs pensées passèrent de l’un à l’autre …


Illustration : Luis Royo

Par Fogia - Publié dans : Récits
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